Ce jeudi soir, c’est dans la petite église San Michele de Muratu que le duo Fiuminale a donné rendez-vous à son public. Malgré la chaleur qui régnait sous les voûtes de l’édifice, les premières notes ont rapidement fait oublier les températures estivales.
Sur scène, Maxime Merlandi et Jean-Philippe Guissani offrent bien plus qu’un concert : ils partagent une histoire. Amis depuis l’enfance, leur complicité se lit dans les regards, s’entend dans les harmonies et donne à chacune de leurs interprétations une sincérité particulière.
Le programme mêle chants traditionnels corses, créations personnelles et musique sacrée. Parmi les moments marquants de la soirée, Jean-Philippe Guissani prend le temps de présenter chaque chant, permettant ainsi à tous, y compris aux spectateurs ne parlant pas la langue corse, d’en comprendre le sens et le contexte. De O Cucciarella au Dio vi Salvi Regina, le public est guidé tout au long de ce voyage musical.
Le duo interprète également ses compositions, dont une chanson récente composée par Maxime Merlandi sur un texte écrit par Jean-Philippe Guissani pour ses deux petites-filles. Un moment particulièrement touchant, empreint de tendresse.
Autre instant inattendu : quelques vers de La Chanson des vieux amants de Jacques Brel, glissés au cœur du concert comme un clin d’œil à la chanson francophone.
Dans l’acoustique remarquable de l’église de Muratu, les voix et les guitares trouvent naturellement leur place. Plus qu’un concert, Fiuminale offre un moment suspendu, une parenthèse hors du temps où la musique rassemble bien au-delà de la langue.
À l’issue de la soirée, nous avons également apprécié la disponibilité et la gentillesse de Maxime Merlandi et Jean-Philippe Guissani, qui ont pris le temps d’échanger avec le public.

